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Chronique d'un gâchis

« Wopé zangoun ! Koman i lé ? » Rares sont ceux qui se souviennent, voire qui ont pu avoir connaissance de ce titre du livret pédagogique que j’ai présenté au public en 2000. C’était la matérialisation d’une expérimentation de langue et culture réunionnaises au collège qu’entre 1996 et 2000 j’avais menée à l’initiative du Principal Jean Brun et du CPE Mickaël Crochet avec l’aval du conseil d’administration du collège Plateau Goyaves. C’était aussi l’illustration d’un projet pilote «langue et culture réunionnaises au Collège» présenté en mars 1999 à l’Inspecteur d’Académie Rafenomanjato.

Une expérience décriée et marginalisée

Tout en reconnaissant l’intérêt et le sérieux du travail, le Rectorat ne trouva pas opportun de donner suite à l’outil qui lui fut proposé comme support pédagogique dans le cadre du lancement officiel de l’option naissante « langue et culture réunionnaises ». Conçu et fabriqué artisanalement en 32 exemplaires par mes soins, le livret pédagogique n’obtint pas non plus le financement des collectivités locales, la faible participation du principal intéressé, le Conseil régional, ayant été déterminante.

 À chacun ses responsabilités

Quelques mois avant de prendre ma retraite, en 2000, je rencontrai la personne habilitée, au Rectorat, à superviser cette discipline. Je lui fis part de mon inquiétude, devant les initiatives inappropriées prises alors par certains enseignants en l’inexistence de cadre et lui dis qu’il urgeait de préciser la finalité, les contenus et les programmes de la discipline. Il me fut répondu qu’il fallait accepter cette période de balbutiements comme normale. Si la réponse ne me satisfit pas, je fus bon joueur et, ayant moi-même cafouillé pendant un an, j’accordai à la machine le temps de se mettre en route.

Une situation préoccupante

Mais aujourd’hui, sept ans après, je m’adresse à tous les institutionnels qui se sont engouffrés dans la voie que nous avions ouverte : « Wopé bann kalifyé ! koman i lé dépi lèr-k zot la rant dann ron ? » Et pour ceux qui ne parlent pas le créole – s’il y en avait - « salut les spécialistes ! Comment ça va depuis que vous avez décidé de vous y mettre? » Question provocatrice au possible ! Car même si l’Education nationale est très discrète, les nouvelles filtrent et elles ne sont pas réjouissantes. L’érosion des effectifs est telle qu’il y a actuellement moins de 400 élèves sur toute l’île inscrits en LCR au collège alors qu’en 1999, le seul collège de Plateau Goyaves en comptait une centaine. Pourquoi ?

Les fausses raisons

Avancer que la faute en incombe à la concurrence de la seconde langue vivante et du latin ne suffit pas. J’ai eu à l’époque aussi à affronter cette réalité. Quant au contexte, il n’a plus rien à voir avec celui de la période où fut menée l’expérience de Plateau Goyaves. L’hostilité du contexte d’alors était d’autant plus virulente et efficace que ce n’est que le 15 novembre 2000, c'est-à-dire après la fin de l’expérience de Plateau Goyaves, que fut votée la loi d'orientation pour les DOM qui reconnaissait officiellement l'existence du créole réunionnais comme langue de France au même titre que d'autres langues régionales déjà reconnues et rendait applicable au créole réunionnais, par son article 18, la loi 51-46 du 11 janvier 1951, « loi Deixonne » relative à l’enseignement des langues et dialectes locaux.

"Wopé zangoun! Koman i lé?" c'était le fruit de trente ans d'expérience d'un enseignant réunionnais plongé au coeur de la réalité de son île, de ses tabous, de ses blocages qui ne pouvaient être vaincus que par une prise en compte sans a priori de l'identité à l'école. (voir extraits en PDF)

Réactions suscitées par la parution du livret pédagogique

«… En tout cas, ce premier livret, pour les élèves de sixième, est particulièrement clair, pédagogique, enrichissant. La présentation du livre est chaleureuse, l’auteur s’adresse aux élèves familièrement : le titre  « Wopé zangoun ! Koman i lé ? » en est une illustration. (…) Cet attrayant ouvrage de culture sera rapidement suivi, espérons-le, des autres livrets destinés aux autres classes. On est loin ici des froids livres de textes de grammaire française traditionnels. Le travail de Roger Théodora et son équipe, original, novateur, centré sur l’identité réunionnaise, doit être largement diffusé et reconnu ! » Jean-Loup Gaillard , Français et créole de La Réunion, pages 789 à 794, L'Harmattan, Paris, 2003

Deux zangounes nommés Théodora et Crochet
"(…) Dans cet univers de contorsionnistes où le crétinisme est roi, Roger Théodora dit Roro et Mikael Crochet font étalage de leurs “recherches” dans une oeuvre médiocre à l’effigie d’Edmond Albius. Pourquoi ce mélange de genre?
Si au moins, ils savaient qu’on ne mélange pas les torchons et les serviettes autrement dit qu’on ne confond pas Edmond Albius, homme de sciences et “Roro, le mangeur de zandettes”. Le verbe voir se décline en vi, war et wa” (comme “lacase de missié Wawa”, chansonnette de René-Paul Eléliaria). Quelle prouesse! De plus, le zangoune Crochet a le chic d’irriter tout le monde avec ses “nu, nu dit que ...“ Ce à qui, on lui répond volontiers et non sans humour: “arrête s’il-te-plaît, va coucher”. Pourtant, ces deux fonctionnaires puant la naphtaline et le pognon de la France, ont tiré profit au maximum de l’enseignement du français. Alors qu’aujourd’hui, opportunisme oblige, ils cherchent à embobiner les Réunionnais dans un avenir sans lendemain. Ont-ils mangé de la vache folle pour sombrer dans une telle diarrhée culturelle? A moins qu’ils soient comme la crevette rose où tout est bon sauf la tête." Meteor
Quotidien de la Réunion, Courrier des lecteurs du 21 juillet 2000

Que pèse le commentaire de l'observateur averti face à la presse à grand tirage dont le courrier des lecteurs conforte et radicalise les préjugés de la pensée dominante?

« (...) Il est bon de rappeler à ce sujet les arguments développés par Chaudenson, autorité, s’il en est, dans la recherche sur le créole dans les Mascareignes pour fustiger le choix fait par les Seychelles en 1983, et je cite un passage de la page 148 du numéro 2, volume 10, année 1987 de la revue du comité international des études créoles:
«On constate donc que pour les termes cités, la réforme du système adopté aux Seychelles après le changement de 1983 (“zom”, “fame”,> “zonm”, “fanm” ) aboutit à une augmentation injustifiée de 30% du nombre des graphèmes. Même si fort heureusement ce pourcentage n’est pas celui qui affecte l’ensemble du système toutefois le code graphique est surchargé de “n’, ce qui entraîne tout bêtement, un sensible surcoût de tous les travaux imprimés. Si l’on ajoute que cette nasalisation est variable, il n’est pas impensable qu’elle régresse comme elle l’a fait pour les autres créoles de la zone, les Seychelles risquent, dans vingt ou trente ans, de voir tous leurs textes encombrés de “n” (coûteux car l’impression se paye au signe) que personne ne prononcera plus.»
Mais justement, si la graphie de 1976, qui avait été mise en place par les linguistes non-natifs des Seychelles avait été conservée, l’enseignement du créole et l’enseignement en créole auraient contribué à la longue à la disparition de la nasale par contamination de la prononciation à la française. Par contre, son introduction permet de marquer la spécificité du créole seychellois par rapport au français “femme” qui est également enseigné aux Seychelles.
Quant au “w qui ne recueille pas non plus la faveur du linguiste, il ne fait l’objet d’aucune remarque de ce genre. On le comprend puisque si nous écrivons les mots contenant “oui” “oué” “ouè”, “wi ““wé” “wè” l’économie se situe dans le camp du “w”. L’article de Robert Chaudenson nous apprend en revanche que les soupçons qui pèsent sur cette dernière lettre et sur le “y” associé au “n’ pour donner le son contenu dans “sony” “biny” “montayn” résultent du fait que «les premières mises au point de ce code graphique pour le créole on été faites en Haïti par des Américains et de ce fait on a souvent mis en cause le caractère prétendument anglo­saxon de certains choix graphiques et accusé même parfois les techniciens de se faire les instruments d’une politique culturelle visant à éloigner les créoles du français.
»
Extrait de « La graphie phonético-phonologique du créole réunionnais entre raison technique et non-dits idéologiques », communication de Roger Théodora in Codification des langues de France, actes du colloque « les langues de France et leur codification » Ecrits divers-Ecrits ouverts (Paris –Inalco : 29- 31 mai 2000, édition de L’Harmattan, Paris 2002 (lire l'intégralité de la communication)

L’explication est à trouver ailleurs.
I - La saga des graphies

Fantasmes géopolitiques et francophonie frileuse

Il y a d’abord le comportement de ceux qui avaient à trancher sur la question de la graphie à adopter. Il est indispensable de rappeler à ce sujet le déroulement chronologique de la « saga des graphies ».

À partir de 1960 quelques auteurs s’interrogèrent sur le choix d’une graphie du créole plus pratique que la graphie étymologique adoptée jusqu’alors dans la quasi-totalité des écrits. La croissance du nombre d’écrits en créole et la nécessité d’une cohérence graphique aboutirent en 1977 à l’adoption de la graphie dite « oktob 77 » par un collectif d’auteurs et de linguistes. En 1979, la réflexion sur la graphie fut prise en compte par le Comité International des Etudes Créoles (CIRC).

À partir de 1981, la quasi-totalité des universitaires créolophones natifs travaillant sur les créoles à base lexicale française proposèrent une harmonisation de la graphie de ces créoles. Une graphie phonético-phonologique fut alors privilégiée. En 1983, les Seychelles, ayant décidé de donner au créole toute sa place, s’appuyèrent sur le choix technique concrétisé par des travaux universitaires de plus en plus fournis. À la Réunion, en 1987, paraissait le « Petit dictionnaire créole réunionnais/français » réalisé sous la direction de Daniel Baggioni. Ce travail universitaire donnait le label de l’université à la graphie phonético-phonologique. Cette avancée technique importante se heurta cependant à une réaction du président du CIRC, Robert Chaudenson, dont la préoccupation semblait guidée par la seule défense d’une francophonie frileuse et dont la faiblesse des arguments avait de quoi surprendre.

Il n’empêche que s’appuyant sur l’autorité notoire de l’intéressé, une association, le SRECEC fut mise sur pied à la Réunion pour condamner toute vélléité de donner au créole sa place dans l’école. Quelle fut la part de la pression de ce lobby dans l’autocritique justifiant en 1990 l’abandon par Baggioni de la graphie de 1987 ?

Un défi lancé à l’idéologie établie

En 1996, nous savions donc à quoi nous en tenir, et pour entreprendre l’expérience de Plateau Goyaves nous savions que sans une graphie cohérente, l’expérience pédagogique eût prêté le flanc à la critique.

En choisissant la graphie labellisée par le « Petit dictionnaire créole réunionnais/français », nous rejetâmes au rang de polémiques subjectives et idéologiques le florilège d’anathèmes dont nous fûmes l’objet dans la presse locale.

En participant au colloque « les langues de France et leur codification », nous eûmes l’opportunité de présenter le bilan de notre expérimentation d'une graphie dans le cadre plus large de l'histoire de l'écrit du créole réunionnais et profiter, dans la sérénité, des observations et de l’expérience de linguistes confrontés à la mise en œuvre d’autres langues régionales de France.

Au sein du mouvement pour le respect de l’identité créole Réunionnaise (MRICR/MRLKR) la campagne que nous fîmes au niveau local, national et européen pour l’application à la Réunion des dispositions législatives existantes contribua de façon décisive à l'inéluctabilité de la rédaction de l’article34 de la loi d’orientation votée le 15 novembre 2000.

La réponse sous des formes brutales ou insidieuses à notre défi était inévitable, car « Wopé zangoun ! » mettait à mal les contre vérités avancées sur le créole, précisait la finalité de la langue et de la culture réunionnaises dans le système scolaire et soulignait l’absence de réflexion pédagogique des milieux officiels sur la discipline.

N'empêche qu'en 2000 la voie était en apparence ouverte pour une mise en place rapide et efficace de l’enseignement de la langue et la culture réunionnaises de la maternelle à l’université. Le planacadémique de développement de la langue et la culture réunionnaises adopté à l’unanimité des membres de la Commission académique de la langue et de la culture réunionnaises constituait un cadre pensé pour la situation.

Pourtant, alors que les spécialistes ne s’étaient pas manifestés depuis 1996 sinon pour se défausser quand je sollicitais leur contribution, la présentation des conclusions de l’expérience de Plateau Goyaves à l’inspecteur d’académie en mars 1999 sembla sonner leur réveil.

II - Le temps de la récupération et de l’initiative dilatoire

Le 26 juin 99 le bureau du MRICR/MRLKR rencontra Axel Gauvin qui lui fit un exposé sur la complexité du problème de la graphie et il ressortait de ses explications qu’il fallait remettre l’ouvrage sur le métier et que la question de la graphie nécessitait encore beaucoup de recherches avant d’être adoptée définitivement. À tel point que je lui posai crûment la question : "faut-il comprendre que nous avons eu tort de mener l’expérience de Plateau Goyaves en utilisant la graphie 87 et que nous devons tout arrêter ?"

1er juillet 2000 à 14 h eut lieu une séance de travail qui aboutit au lancement de l’association « Tangol, haut conseil de la langue », qui se proposait de travailler sur la graphie du créole. Dès le début de la séance, un intervenant faisant autorité utilisant les termes « langue réunionnaise », je fis part de mon étonnement devant l’adoption de cette formule au lieu de « langue créole », et je quittai la séance.

En effet, en apparence, ce choix pouvait avoir été motivé par la nécessité d'évacuer la charge affective qui opposait partisans et détracteurs de telle ou telle graphie liée au terme « créole ». Et parler de « langue réunionnaise » permettait de situer le débat dans un champ technique dont la neutralité affichée se référait implicitement au concept « supralectal » destiné à renvoyer dos à dos « l’acrolectal » et « le basilectal ».

Mais l’ambiguité était flagrante pour qui savait que le contexte du moment était à la réductiondelacréolité à la dimension d’une composante de l’identité réunionnaise et que la démarche des initiateurs de Tangol s’inscrivait dans l’esprit de l’appel lancé à Nouméa par Paul Verges le 18 novembre 1999.

La médiatisation de la réalisation de « Wopé zangoun ! », en août 2000 obligea le Rectorat, à la rentrée 2000/2001 à se positionner sur la graphie. Tout en ne faisant pas de choix entre les graphies existantes, il misait beaucoup sur la graphie à venir, celle de Tangol. Nous comprîmes alors que ce serait le prétexte pour marginaliser subtilement « Wopé zangoun !...» .

III - De recul en recul jusqu’à la paralysie

En août 2001 la graphie Tangol fut présentée au public. Irréaliste et élitiste, elle ne parvint à obtenir l’adhésion que d' utilisateurs avertis. En 2003 parut « Littérature réunionnaise au collège ». Alors que l’un des deux principaux auteurs s’était prononcé deux ans plus tôt pour la graphie 2001, toutes les graphies se côtoyaient dans l’ouvrage.

Au fil des mois, pour les raisons techniques évoquées plus haut, la graphie Tangol redonna à ses dépens - mais faut-il le souligner, également aux dépens de la graphie 87 - un second souffle à la virulence des adversaires du créole. Tangol et son président, Axel Gauvin, s’effacèrent peu à peu pour faire place à "l’Office de la langue" dont le président fut Axel Gauvin. Il faut croire que les divergences avaient été telles dans le cénacle des aménageurs de la graphie que le 11 mai 2007, dans une invitation à une « journée sur le créole à l'école », le président de l’Office de la langue tint à préciser : « Article 4 du règlement intérieur (décision prise lors du premier CA, le 3 mars 2006) : Pour le créole, tant qu'un autre accord ne sera pas réalisé, la graphie officielle de l'Office sera Lékritir 77. »

Mais un accord à quel niveau? avec qui? et dans le cadre de quel enjeu? Avec la mode du recours à l'opinion se profile un nouveau jeu de dupes qui permettrait aux commanditaires d'un sondage sur la graphie la plus confortable de ne pas perdre la face. Mais à la tournure que prend la question dans les médias on peut s'attendre au pire. Et le pire serait que la conjonction d'une recherche obsessionnnelle du consensus de la part des aménageurs de graphie d'une part, et la stigmatisation des graphies autres que l'étymologique de la part des adversaires du créole écrit d'autre part, aboutissent à un choix de la graphie à utiliser. Ce serait une hérésie en la matière et un comble. Dans ce pays de 700 000 habitants où les publications écrites en français n’intéressent en moyenne que moins de deux mille lecteurs assidus, où le nombre de personnes s'intéressant aux écrits en créole est probablement de l'ordre du dixième, où ceux qui sont susceptibles de se prononcer en connaissance de cause sur le créole représentent probablement le quart de ce dixième, une telle initiative tiendrait du gag si l’enjeu n’était pas, sous un vernis de démocratie, la porte ouverte aux SRESEC, APEFDIR et tutti quanti avec les conséquences que l’on sait pour des générations d’enfants créolophones monolingues. (Lire à ce sujet: Le droit d'inventaire...)

Qu’a-t-on fait pendant sept ans en langue et culture réunionnaises ?

N’ayant plus eu de contact avec l’éducation nationale depuis sept ans, je me suis posé cette question lorsque j’ai appris, en septembre, qu’à l’ordre du jour de sa dernière séance, la Commission académique pour la langue et la culture réunionnaises avait inscrit « la question des programmes » et qu’il avait été convenu que des experts s’attacheraient à les élaborer.

En clair, cela voulait dire que pendant sept ans, l’initiative avait été laissée à chaque enseignant. Comment admettre le sérieux d’une discipline dont les responsables ont apparemment, pendant sept ans, fait fi des règles de base de toute discipline : les objectifs, les contenus et la progression des élèves ? Sur quels critères objectifs se sont faits les inspections et les bilans ? Et la formation des enseignants ? Qu’ont fait pendant sept ans le Rectorat et son inspection spécialisée, son ou ses chargés de mission, l’IUFM et ses formateurs, l’Université et ses linguistes ? De ces experts auxquels on propose de confier la tâche d’élaborer des programmes de langue et culture régionales, combien étaient là pendant ces sept ans. Pourquoi n’ont-ils pas été sollicités dès la première année ?

Comment ne pas comprendre après ça la méfiance des parents, le désintérêt qui affecte les élèves, l’érosion des effectifs, la désorientation et la désillusion des jeunes enseignants (je connais au moins un titulaire du CAPES créole qui a rendu son tablier), le discrédit que les adversaires du créole à l’école jettent sur la discipline ? Quel désastre ! ........Roger Théodora, novembre 2007

Photocopie du récapitulatif de l'état des lieux dressé par le SRECEC au moment où démarra l'expérience de Plateau Goyaves

- Chronique d'un gâchis: regard lucide sur 7 années d'existence officielle de la discipline LCR
- Langue et culture réunionnaises au collège : projet de programmes de Langue et culture régionales au collège proposé au Rectorat en 1999 à l'issue de l'expérience menée au collège Plateau Goyaves. (lire)
- Extraits commentés de "Wopé zangoun! Koman i lé?" (lire)
- Langue et culture réunionnaises: enjeux identitaires (lire)
- La graphie phonético-phonologique du créole réunionnais entre la raison technique et les non-dits idéologiques (lire)
- Le droit d'inventaire légitime ... (lire)
- ... d'une situation dénoncée dès 1970 (lire)

Que sont devenus les 31 exemplaires distribués à des fins d’information à des institutionnels et professionnels susceptibles d’en faire bon usage ? Je ne le sais pas. L’encre de mauvaise qualité du seul exemplaire en ma possession pâlit de façon inquiétante. Et le peu de considération que la Réunion a toujours eu pour l’archivage de documents non officialisés fait que dans quelques années, il ne restera peut-être de cette aventure que les analyses de quelques observateurs avertis qui, tel Jean Lou Gaillard auront pu situer le travail dans son temps.
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Quel est le bilan de sept ans d'enseignement de "Langue et culture réunionnaises" ? Qu’ont fait le Rectorat et son inspection spécialisée, son ou ses chargés de mission, l’IUFM et ses formateurs, l’Université et ses linguistes ?  
         
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